La Paroisse Saint-Jérôme de la Rivière-du-Nord (nom abrégé par la suite) fut officiellement fondée le 15 novembre 1834, alors que la région ne comptait que 2000 habitants. Elle acquit alors son « indépendance » de la Paroisse de Ste-Anne-des-Plaines et son premier pasteur fut le curé Étienne Blyth. En 1855, la municipalité de la Paroisse eut aussi son premier maire, le notaire Melchior Prévost, mais ce ne fut qu’en 1857 que le nom de Saint-Jérôme remplaça officiellement celui du village de Dumontville.

Les années du Curé Labelle

C’est en 1868 que souffla un vent de changement pour le village; premiers pas de la nouvelle confédération Canadienne de 1867 et arrivée du Curé Labelle. Triste de voir les familles s’expatrier aux États-Unis suite à sa précédente cure à Saint-Bernard-de-Lacolle, le curé Labelle trouva à Saint-Jérôme le territoire idéal et la volonté de valoriser ce territoire et ses habitants. Il démontra, pendant ses 23 années de service, une dévotion sincère à faire évoluer cette jeune Paroisse dont on venait de lui donner la charge, comme sa mission.

L'église dans laquelle le Curé Labelle acueillait ses paroissiens.
Intérieur de la vieille église
Ouvriers posant au pied de la statue nouvellement érigée du Curé Labelle (1924)

Non seulement le Curé Labelle se consacra à sa Paroisse pendant ces 23 années, il fut aussi un acteur majeur de la colonisation du Nord, participant à la création de 10 autres paroisses. Ceci fut évidemment le fruit de la collaboration de plusieurs gens d’affaires influents de l’époque, dont les noms arborent aujourd’hui villages avoisinants et artères principales des villes fondées. (Nous vous invitons à visiter le site de la SHRDN pour plus d’informations).

Le Curé Labelle accomplit son ministère dans la première église de Saint-Jérôme, située à l’emplacement actuel du Parc Labelle (1905) ou siège maintenant la statue lui rendant hommage (1924), ainsi qu’une œuvre d’art représentant la façade de cette église (2016). Toutefois, la vision qu’avait le Curé Labelle pour sa région adorée comprenait la création d’un diocèse à Saint-Jérôme, une lutte qui lui apporta une déception que plusieurs considèrent comme fatale alors qu’il s’éteignit l’année suivant son échec.

Ce sont plus de 5000 personnes qui se déplacèrent pour les funérailles de ce grand homme et la ville vécu le deuil de cette légende plusieurs années, sa mort laissant un grand vide.

Pour en savoir plus sur le Curé Labelle, visitez ce musée virtuel …

Une nouvelle église

C’est en 1895 que le Curé Lafortune eut l’autorisation pour bâtir une nouvelle église, car l’ancienne se faisait vétuste et trop petite pour la population croissante. Le rêve d’un diocèse étant dans l’esprit de tous, la grandiose église fut construite avec l’intention d’en faire éventuellement une cathédrale. Elle était considérée comme une des plus impressionnantes au Québec à l’époque.

La construction de l’église débuta en 1897 et put ouvrir ses portes au grand public en 1900. Son imposant clocher de style romano-byzantin devint rapidement un repère de la région, l’indication de l’arrivée à la porte du nord qu’était Saint-Jérôme. L’église vit une autre grande période de changement en 1923 avec le Curé Adélard Brosseau qui changea les clochers et fit l’addition de la rosace que tous peuvent encore admirer au centre de la façade de la Cathédrale (et logo actuel de la Paroisse). (pour plus de détails sur les éléments architecturaux de l’église, veuillez visiter la visite virtuelle.)

L’église put se transformer en Cathédrale lors de l’établissement du diocèse de Saint-Jérôme en 1951, avec le Mgr Émilien Frenette comme premier évêque.

La Cathédrale aujourd’hui

En plus d’être un lieu de foi pour ses paroissiens, la Cathédrale offre un rare endroit de recueillement et de silence à tous. L’on y célèbre aussi notre culture et notre histoire grâce aux espaces muséaux consacrés au curé Antoine Labelle, le père Eugène Prévost, fondateur de la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie et sous peu, à sœur Marie-anne Blondin, fondatrice de la Congrégation des sœurs de Sainte-Anne.

La Cathédrale se veut un lieu sacré au coeur d’une ville, d’une région, des gens, au service de sa communauté et de Dieu.

La majorité de ce texte fut inspiré du livre Histoire de Saint-Jérôme de Serge Laurin.